Empires of the Undergrowth

Empires of the Undergrowth

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Vous dirigez une colonie de fourmis, avec un agenda bien rempli : pour survivre, vous devrez collecter de grandes quantités de nourriture, pour nourrir plusieurs dizaines de créatures et affronter tous les dangers aux alentours. D’autres fourmis, des insectes variés et même des batraciens, voire des humains : la liste d’ennemis est longue et le moindre faux pas pourra condamner la colonie. Empires of the Undergrowth est un jeu de stratégie assez classique sur les principes fondamentaux, même s’il reste original par ce choix des fourmis. Pas de construction de bâtiments ici, même si le joueur doit organiser la fourmilière en définissant des zones. Il en faut pour stocker de la nourriture et d’autres pour accueillir les œufs de la reine afin de former de nouvelles fourmis. Le jeu vidéo a une logique interne pour gérer la population, avec un double rôle pour la nourriture, qui doit servir à créer chaque case, puis à donner naissance à de nouveaux insectes quand les précédents meurent. C’est très simple de se trouver pris au piège : il suffit de mal gérer l’approvisionnement en nourriture et se retrouver avec une colonie où seule la reine subsiste, ce qui est en général la voie assurée pour perdre la partie en cours. J’ai beaucoup aimé cet apprentissage, d’autant que chaque type de fourmi à une logique différente. Certaines doivent d’abord récupérer des plantes et les digérer avec d’autres créatures pour former de la nourriture. D’autres ne mangent que des termites, et il faudra alors prévoir des tournées à chaque fois qu’elles sortent.

Cette diversité est plaisante et la campagne principale d’Empires of the Undergrowth permet d’explorer chaque type de fourmi, et même d’inverser les rôles en jouant les termites dans l’une des parties. J’ai beaucoup apprécié cette manière à chaque fois de forcer le joueur à sortir de sa zone de confort pour apprendre les bonnes manières de mener à bien sa colonie. Appliquer les recettes d’une race de fourmi sur la suivante mène systématiquement à la catastrophe et il faut à chaque fois comprendre les mécanismes et mettre en œuvre de nouvelles stratégies. C’est stimulant, sans être trop complexe avec le mode de difficulté par défaut et j’ai trouvé que c’était bien dosé. Je suis moins convaincu par les loufoques missions intermédiaires, menées par ce scientifique fou qui fusionne tous les types de fourmis et les oppose à des adversaires de plus en plus délirants. Je comprends l’idée, mais j’ai trouvé le résultat moins fun que je l’espérais et ces missions sont à la fois trop difficiles au premier abord, et trop faciles quand on compris « le truc ». Néanmoins, la campagne reste plaisante dans l’ensemble et j’ai apprécié sa diversité et son équilibre général. Mon plus gros regret à son sujet est une limitation que je trouve absurde : impossible de sauvegarder une partie en cours, il faut aller au bout ou tout perdre. C’est une façon artificielle de prolonger la durée de vie et j’aurais autant aimé m’en passer.

Une fois terminée, Empires of the Undergrowth m’a laissé un petit peu désemparé. J’ai bien tenté quelques campagnes libres, ainsi que quelques parties d’arcade qui imposent des conditions spécifiques et peuvent être amusantes. Cela dit, j’ai vite tourné en rond et je trouve que chaque partie est trop courte, peut-être parce que les cartes sont trop petites. Quoi qu’il en soit, après 17 bonnes heures de jeu, la majorité en suivant la campagne, j’ai l’impression d’avoir fait le tour. J’y reviendrai peut-être dans quelques mois, mais pour l’heure, je suis satisfait de mon temps passé dans ce jeu. Si vous aimez la stratégie et que vous cherchez une relecture originale, je recommande.

Informations

  • Créateur :
  • Slug Disco

Sortie : 2024

  • Compatibilité :
  • macOS
  • Windows
  • Genres :
  • Simulation
  • Stratégie

Langue : Traduit en français

Temps de jeu : 17 heures

Liens : Site officiel | Acheter (29,99 €)