
Myst III: Exile
Vous incarnez un ami d’Atrus, invité par ce dernier pour découvrir un nouveau monde par le biais des fameux livres qui permettent de s’y téléporte. En arrivant dans le bureau d’Atrus, un étranger débarque soudainement et vole le livre en question, vous obligeant à le suivre pour le retrouver et c’est ainsi que débute Myst III: Exile. Je n’avais jamais dépassé Riven dans mon exploration de la saga Myst et ma redécouverte des deux premiers volets, modernisés par Cyan World, m’a donné envie d’aller plus loin. Cette fois en revanche, pas de modernisation, c’est le jeu tel qu’il est sorti en 2001 qui est encore vendu. Si le titre avait impressionné à l’époque par la possibilité de regarder n’importe où dans ces décors photoréalistes, il faut bien admettre que plus d’un quart de siècle après, les graphismes sont grossiers. Un remake n’étant apparemment pas à l’ordre du jour, il a fallu bricoler, ce qui n’est pas si difficile. On trouve aisément des packs de textures agrandies et en suivant quelques instructions, on peut « convertir » la version basse définition vendue par Steam en une version presque haute définition. C’est nettement mieux, même si les personnages sont horribles (ça surprend au début) et même s’il y a quelques bugs visuels, qui peuvent parfois perturber l’avancée.
En dépit de ces quelques défauts, j’ai terminé Myst III: Exile en un peu moins de six heures et en prenant un grand plaisir tout du long. Le jeu est globalement plus facile que ses deux prédécesseurs, même si je dois confesser avoir suivi des guides par endroits et notamment pour les énigmes finales, trop capillotractées à mon goût. Néanmoins, la plupart du jeu se suit aisément et permet de découvrir des mondes très différents, pleins d’énigmes bien menées. J’ai trouvé l’ensemble équilibré et plaisant, on ne s’ennuie pas et c’est agréable de parcourir ces mondes. Par rapport à Myst ou son successeur, le bénéfice de pouvoir regarder autour de soi est évident en termes d’immersion, même s’il faut y penser lors des déplacements. À quelques reprises, je me suis retrouvé bloqué, parce que j’avais avancé d’un lieu au suivant sans regarder sur le côté. Néanmoins, les créateurs du jeu n’ont pas abusé sur ce mécanisme, ce qui deviendrait vite pénible. À l’arrivée, j’ai été agréablement surpris par ma découverte, c’était un jeu d’aventure fort sympathique, qui mériterait lui aussi d’être dépoussiéré techniquement. Au moins, on peut régulièrement l’acheter à un tout petit prix.